Gouffre du Lonné Peyret
Gouffre du Lonné Peyret
Section titled âGouffre du LonnĂ© Peyretâ- Lieu: PyrĂ©nĂ©es Atlantique (64)
- Date: 02/12/2022-04/12/2022
- Type de sortie: cavité de classe IV
- Présents: Nicolas (SCSP), Sylvain (FSC), Guillaume, Vincent, Sophie, Gaël, Franck, Eric (SCSC), Jean-Pierre (S3C), Nicolas, Yoann, Ludovic
- Excusé: /
- Déduction fiscale: 75km (Niko)
- Assurance temporaire: /
- Temps passé sous terre: 21h30
- En interclub avec nombreux clubs

Notre lieu de (courte) résidence
Tout dĂ©bute par un courriel Ă©manant du CDS46, datĂ© du 12/09/2022, proposant de faire en dĂ©cembre une sortie mythique : le LonnĂ© Peyret. Je me laisse 24h pour y rĂ©flĂ©chir puis je rĂ©ponds favorablement Ă lâinvitation Ă Yohann.

Câest Ă ce moment lĂ que je constate lâabsence de ma combi

Dehors le climat est frais
Une sĂ©rie de courriel sâĂ©change pour mettre au point lâorganisation. Il faut Ă©quiper les quelques 320m de puits et donc quelques cordes sont nĂ©cessaires pour y parvenir.

A lâentrĂ©e les sacs sâaccumulent

Ca frottoune, il va falloir modifier
Nous voilĂ quelques jours avant le dĂ©part, jâai rĂ©ussi Ă mâimmiscer dans une voiture loitoise pour covoiturer jusquâau massif de la Pierre Saint Martin. Nous sommes 3 au dĂ©part de Caniac-du-Causse : JP, Eric et moi. Nous allons rĂ©cupĂ©rer Ludo sur le trajet vers Toulouse dans un aire de repos. Le trajet fut sans histoireâŠune longue conversation avec mon voisin de voiture complotiste (comme moi).

Les puits sont magnifiques

Il y a de beaux volumes
Nous arrivons, de nuit, au chalet qui va nous accueillir sporadiquement durant quelques heures. Il ne fait pas chaud. Il est temps de sâorganiser par Ă©quipe, je serais de lâĂ©quipe dâĂ©quipement du matin (ou pas). Nous voilĂ tout arrivĂ©s et nous commençons par boire quelques biĂšres et manger quelques amuse-gueules. Je suis touillĂ©, jâai du boire un verre de trop (ou plusieurs) la veille.

Petit repas avant de partir dans lâeau
Le rĂ©veil sonne, câest dĂ©jĂ lâheure de partir alors que le jour nâest mĂȘme pas levĂ©. Faire quoi que ce soit avec une telle gueule dans le cul, câest chaud. Rapidement nous voilĂ sur le parking de dĂ©part de la cavitĂ©âŠet je comprends rapidement que jâai oubliĂ© ma combinaison. Jâaccompagne la premiĂšre Ă©quipe Ă lâentrĂ©e du trou et jâamĂšne 3 kits pour leur fluidifier la tĂąche. Je reviens ensuite Ă la voiture, il fait vraiment pas chaud. Jây attend 1h en attendant que la deuxiĂšme Ă©quipe arrive avec ma combinaison. Je profite de ce temps mort pour bidouiller un truc avec mes chaussons nĂ©oprĂšnes complĂštement trouĂ©s.

Yohann se prépare à la riviÚre

Repas pré-riviÚre
LâĂ©quipe arrive et eux, nâont pas oubliĂ© ma combinaison que jâenfile Ă 100km/h. Je prends 2 sacs et je cours en direction de lâentrĂ©e du trou. La neige est bien lĂ âŠet elle tient bien. Il faut suivre les traces de raquettes pour sâorienter. Je me caille beaucoup, lâattente nâa pas eu un bon effet sur moi. Me voilĂ prĂȘt Ă descendre, je ne me fait pas prier. Je descends 3 kits avec moi ce qui va rapidement me rĂ©chauffer. Les puits sont relativement beaux, il y a de belles tirĂ©es : on va sâamuser Ă la remontĂ©e.

Niko prend son repas post-riviĂšre
Ca y est, jâai rejoint lâĂ©quipe de tĂȘte. Ils me proposent dâĂ©quiper mais jâai encore la gueule dans le sac et je dĂ©cline donc lâhonnĂȘte proposition. On descend relativement rapidement. A la base des puits, on perds Sylvain qui est parti pisser dans lâamont de la riviĂšre. On part en tĂȘte en direction de lâembarcadĂšre. Nous y arrivons rapidement. Câest la premiĂšre Ă©tape, on se change et on mange. Pour ma combinaison, câest un baptĂšmeâŠla derniĂšre fois jâavais fait le trou en 3mm pourrie. On repart donc en direction du fond. La riviĂšre est magnifique, la plupart du temps lâitinĂ©raire est limpide.

Le chef dâexpĂ©dition est sĂ©rieux
Sauf que voilĂ , nous nous perdons sur le passage clĂ©âŠune petite histoire qui va nous faire perdre quelques heures. Nous continuons dans le blocs jusquâĂ nous perdre Ă nouveau. La suite de la descente se fera sans trop dâaccrocs jusquâĂ la salle Styx. Celle-ci est trĂšs volumique et il nây a pas loin de 100m de dĂ©nivellĂ© entre le point haut et le point bas que visiblement personne ne tente de dĂ©couvrir.

Sylvain attend auprÚs de sa bougie, je suis à cÎté
Au retour, ça enchaĂźne beaucoup plus vite. Et il nây aura pas de question Ă se poser pour lâitinĂ©raire Ă emprunter. Nous revenons trĂšs rapidement Ă lâembarcadĂšre oĂč lâon prendra une petite collation avant de remonter. Pour repartir on fait des groupes de 2 lolâŠje suis avec Sylvain. Depuis un moment jâai mal aux jambes et la douleur est vraiment attroce. Je pense que 5,5mm en nĂ©o, câĂ©tait un peu trop pour mes petits cuissoux. Cependant nous arrivons trĂšs rapidement Ă la base des puits oĂč nous attendrons le reste du groupe pas loin de 1h30. Peu avant, nous avions dĂ©jĂ observĂ© une petite pause de 30 minutes.

Une belle tirée
La remontĂ©e sur corde sera vraiment plus que fastidieuse mĂȘme si les difficultĂ©s ne sont pas Ă©normes. Mais les longueurs sont parfois un peu trop âŠlongues dâoĂč notre manque dâefficacitĂ©. Au final, je ressors avec Sylv1. On ne traine pas trop trop Ă lâentrĂ©e car ça caille sĂ©vĂšrement. On se dirige vers les voitures pour attendre notre chauffeur (Guillaume) qui est visiblement trĂšs fatiguĂ©. Je suis parti un peu Ă lâarrache de chez moi, je suis en claquette et il fait -10 °C. Ca y est Guillaume arrive, Sophie nous avait gracieusement invitĂ© dans son vĂ©hicule pour Ă©viter la morsure de lâhiver. Guillaume peine Ă dĂ©marrer le vĂ©hiculeâŠCâest chaud, heu enfin froid mais chaud quand mĂȘme.

Niko sort du trou
Nous voilĂ rentrĂ©s et rapidement nous passons en mode horizontal car la fatigue est prĂ©sente : on verra bien le reste demain. LâĂ©quipe qui a nâa pas fait la riviĂšre (Ludo, JP et Eric) ont tout prĂ©parĂ©, dĂ©fait les kits et prĂ©parĂ© Ă manger. Quâils soient bĂ©nis car je suis pas vraiment motivĂ© de ouf. Nous passons Ă table pour une platrĂ©e de pĂątes mĂ©morable. Merci Merci merci. VoilĂ quâil est temps de ranger le gĂźte puis revenir dans nos foyers.

Au retour, les kits un peu enneigés
Nicolas
Photos: Sylvain